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Blog Maçonnique - Première version
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9 août 2006

La Grande Loge Rectifiée de France

La Grande Loge Régulière de France ou GLRF (glrf.free.fr) doit être distinguée de la Grande Loge Régulière Française (GLRF). Elle dispose d'un site web ouvert au public depuis le 1er septembre 2002. En page d'accueil : les contacts avec le webmaster, le secrétaire ou pour obtenir des informations ainsi qu'un lien vers le "communiqué n°1". Ce sera d'ailleurs le seul communiqué et la seule information sur ce site web.

Ce communiqué indique que, le 20 mai 2002, "en la fête de la Pentecôte", s’est tenu à Versailles, la 1re Assemblée constitutive de la Grande Loge Rectifiée de France, sous les "hospices" (note : auspices) de l’Association Européenne du Régime Ecossais Rectifié.

La Grande Loge Rectifiée de France reconnaît comme textes fondamentaux d’une part, le Code maçonnique des loges réunies et rectifiées de 1778 (note : ce code peut être consulté sur le site du Grand Prieuré Ecossais Réformé et Rectifié d'Occitanie) et, d’autre part, les principes du Régime Ecossais Rectifié (RER), constitué lors du Convent de Kohlo en 1772 , réformé au Convent des Gaules, à Lyon en 1778 et adopté au Convent International de Wilhemsbad de 1782.

Selon la GLRF, 3 loges rectifiées "qui avaient été régulièrement fondées, munies de lettres-patentes et installées par la Grande Loge Nationale Française (GLNF) ont décidé, après un vote souverain des Maîtres de leur atelier, conforme au Code de 1778, de rallier la Grande Loge Rectifiée de France, lui conférant ainsi une "régularité d’origine" incontestable".

Ces premières Loges auraient été rejointes par plusieurs loges rectifiées, appartenant à différents Orients, qui auraient "demandé à être "réunies et rectifiées" afin de pouvoir travailler de façon régulière selon la Règle Maçonnique Rectifiée et selon une véritable application du Code de 1778". Le site web de la GLRF ne mentionne cependant pas le nombre actuel de Loges, leur localisation ou le nombre de membres.

La Grande Loge Rectifiée de France remplirait "les 8 critères de régularité définis par la Grande Loge Unie d’Angleterre en 1929 et déclare en outre respecter la Déclaration commune de 1949, "Aims and Relationships of the Craft", vis-à-vis des anciens Landmarks de la Franc-Maçonnerie de Tradition".

Le communiqué se conclut ainsi : "Voulant redonner au Rite Ecossais Rectifié, rite chrétien mais ouvert à la visite de tout franc-maçon régulier, la place qui lui revient, la Grande Loge Rectifiée de France entend travailler au rassemblement des autres Grandes Loges régulières, en vue de bâtir sur une base fédérale et fraternelle, les "Grandes Loges Unies de France"."


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Commentaires
L
vous avez dit comiques ? <br /> je dois admettre avec vous qu'il n'en manque pas en F.M (je rapelle que je suis ET de la F.M ET des comiques) et que chez les Grands Maitres - en principe - élus par les "comiques" de base, il n'en manque pas ! <br /> Baisers fraternels !
J
Guénon fut l'ami intime du fasciste et antisémite Léon Daudet. Il collabora à la revue anti-maçonnique "Revue internationale des cociétés secrètes" organe de la "Ligue franc-catholique", qui continuait l'oeuvre de Léo Taxil (!), et qui portait en exergue "Contre les sociétés secrètes ou occultistes et leurs filiales". Il collaboré également à la revue "Vers l'Unité", organe de la "Droite nouvelle", en fait revue d'extrême-droite. Lisez ces lignes du grand, très grand maçon, que fut Daniel Béresniak (ce n'était pas un cuistre, n'est-ce pas cher JB31) : "Les contempteurs du monde moderne (les plus à la mode dans les milieux ésotériques sont Evola et Guénon) ne critiquent pas les forces obscures qui maintiennent l'homme dans un état archaïque. Ils critiquent les penseurs et les savants qui sont à l'origine des grandes inventions. Ils ne s'en prennent pas aux égorgeurs, il s'en prennent aux inventeurs du couteau!" (Demain le Franc-Maçonnerie). J'ajoute : la monstruosité du guénonisme sse trouve dans le fait qu'il justifie le mépris de l'humanisme. La réaction. Voire le fascisme. Robert Amadou a dit de Guénon: "sa vraie orthodoxie intellectuelle prépare en quelque sorte la "fausse restauration spirituelle", par son intellectualisme. Faudra-t-il écrire un jour "L'erreur génonienne"?". Enfin je termine par ceci: rencontrant un Grand Maître d'une importante obédience française, il y a quelques années, et parlant des "comiques" de la spiritualité, il me dit "je suis effrayé de voir le nombre de guénoniens qui viennent frapper à la porte du Temple"! Pas de rancune, j'espère? D'ailleurs la franchise est une marque de respect.
C
Quand j'ai écrit que R.G s'était "converti" à l'Islam c'etait evidemment pour eviter d'avoir à entrer dans une analyse fine du sujet, et sur la notion "d'installation' dans une doctrine . Vous le citez vous-même : copié/collé :<br /> Mais, pour mieux éclairer certaines notions dans ce domaine, lassons parler René Guénon lui-même (lettre du 27 août 1947 à Alain Daniélou, à la page 33, La Corrispondenza fra Alain Daniélou e René Guénon 1947-1950, chez Leo S. Olschki, Florence, 2002):<br /> <br /> "... quiconque a conscience de l'unité essentielle des traditions est par là même 'inconvertissable' à quoi que ce soit, et il est même le seul qui le soit; mais il peut 's'installer', s'il est permis de s'exprimer ainsi, dans telle ou telle tradition suivant les circonstances, et surtout pour des raisons d'ordre initiatique."<br /> <br /> Ajouter à vos commentaires que Guenon a flirté avec la fashisme français ... c'est un peu vite dit ! vous avez des écrits ? <br /> <br /> Que Guenon vous "fatigue" pourquoi pas ? il n'est peut-étre pas très accessible ...je vous l'accorde volontier ! <br /> <br /> Enfin une revue sérieuse ecrit sur ce sujet ce qui est rapporté ci-dessous et que je vous invite à lire. On peut ne pas aimer Guenon .. on peut trouver qu'il est soporifique ... c'est le droit de tout un chacun ; mais on ne peut pas écrire tout et n'importe quoi sur lui, dans la mesure au moins ou il est reconnu pour tout autre chose qu'un idiot par pas mal de braves gens ! <br /> <br /> Citation ci dessous : copié/collé : <br /> <br /> Esotérisme, occultisme, théosophie<br /> C’est par un grave abus de langage que les mots «ésotérisme» et «occultisme» se trouvent si volontiers confondus de nos jours. Occultisme est un néologisme, forgé au début du XlXe siècle par Éliphas Lévi (de son vrai nom Alphonse-Louis Constant). Comment définir la différence majeure entre les deux termes? Qui dit ésotérisme sous-entendrait ipso facto l’indissociable complémentarité des formes «exotériques» traditionnelles et des vérités profondes qui prennent appui sur celles-ci; l’occultisme se pose, au contraire, comme une sorte de totale «laïcisation» de l’occulte, comme une révélation des grands secrets indépendamment de tout rattachement traditionnel valable, ou même en jugeant nuisible celui-ci. Dès l’article qu’il fit paraître en 1909 dans l’éphémère revue La Gnose Guénon considérait l’attitude «occultiste» comme révélatrice d’un matérialisme inavoué, et même inaperçu de ses fervents: «Le tort de la plupart de ces doctrines soit-disant spiritualistes, c’est de n’être que du matérialisme transposé sur un autre plan et de vouloir appliquer au domaine de l’esprit les méthodes que la science ordinaire emploie pour étudier le monde hylique (celui de la matière). Ces méthodes expérimentales ne feront jamais connaître autre chose que de simples phénomènes, sur lesquels il est impossible d’édifier une théorie métaphysique quelconque, car un principe universel ne peut pas s’inférer de faits particuliers. D’ailleurs, la prétention d’acquérir la connaissance du monde spirituel par des moyens matériels est évidemment absurde; cette connaissance, c’est en nous-même seulement que nous pouvons en trouver les principes, et non pas dans les objets extérieurs.»<br /> <br /> Guénon, ainsi que ses disciples, s’en prend tout spécialement au spiritisme , ainsi qu’au «théosophisme», expression forgée par lui pour désigner les enseignements de Mme Blavatsky (1831-1891). Il y voit «un mélange confus de néo-platonisme, de gnosticisme, de kabbale judaïque, d’hermétisme et d’occultisme, le tout groupé tant bien que mal autour de deux ou trois idées qui, qu’on le veuille ou non, sont d’origine toute moderne et purement occidentale». Guénon distingue ces enseignements «théosophiques» des révélations de l’ancienne théosophie , celle qui, musulmane ou chrétienne, se trouvait fermement rattachée aux formes religieuses traditionnelles dont elle visait à révéler le noyau, le coeur. On trouve une illustration de la véritable attitude théosophique, telle qu’elle<br /> est reconnue par la «métaphysique traditionnelle», tout au début du premier paragraphe d’un traité musulman, Le Livre des sources : «Gloire àDieu dont la sacro-sainteté transcende toutes les qualifications de ce que l’instauration primordiale (ibd~ ) a produit à l’être; qui reste au-delà des caractérisations tombant au pouvoir des mots et de l’audition; qui surpasse par l’absurdité de son unité toute représentation qui le saisisse; qui par la puissance de son verbe reste au-delà de toute typification qui le définisse et le décrive.»<br /> <br /> Sur un manuscrit du Sci vias de sainte Hildegarde de Bingen, datant de la fin du Xlle siècle, une miniature représente l’illumination de la moniale bénédictine sous la forme de cinq flammes qui tombent sur sa tête; l’illustrateur désigne ainsi ce qu’il a voulu montrer: «la splendeur du feu qui vint du ciel ouvert pénétrer son cerveau et embraser son coeur». L’ésotérisme non seulement admet, mais suppose l’établissement par la connaissance d’un tel lien concret de l’âme avec le Divin. Il s’agirait donc bien de l’acquisition d’une théosophie, au sens étymologique du terme, d’une «science de Dieu» (theos-sophia).<br /> <br /> 2. Postulats et structures de la «métaphysique traditionnelle»<br /> René Guénon, codificateur de l’ésotérisme doctrinal<br /> Si l’ésotérisme lui-même apparaît comme un ensemble d’attitudes dont l’historique nous ferait remonter, en fait, très loin dans le temps, c’est au philosophe français René Guénon (1886-1951) qu’on doit une codification méthodique et précise de ses principes directeurs et de son champ d’application, grâce à un effort acharné pour distinguer la «métaphysique traditionnelle» de ce qu’on aurait eu que trop tendance àconfondre avec elle. René Guénon, né à Blois, d’une famille de bonne bourgeoisie catholique, avait commencé par faire des études universitaires de mathématiques, mais pour les interrompre deux ans plus tard afin de se consacrer désormais aux recherches spirituelles. Il est d’abord tenté, tout jeune, par l’ordre martiniste de Papus, par l’Église gnostique «ressuscitée» grâce à Fabre des Essarts, par une organisation qui se réclamait de la survivance secrète de l’ordre du Temple. Mais, vite déçu par l’«occultisme» du Paris de la Belle Époque, il se lie d’amitié avec les représentants de trois formes de l’ésotérisme traditionnel: Louis Champrenaud, Parisien converti à l’islam (sous le nom d’Abdul Haqq);<br /> <br /> Albert de Pouvourville, qui, lors d’un séjour prolongé au Tonkin, avait reçu l’initiation taoïste (et pris alors le nom spirituel de Matgioï, sous lequel il publiera ses ouvrages et articles); enfin, des hindous adeptes de la philosophie ved~ntine et dont l’identité n’a pas encore été révélée.<br /> <br /> L’an 1329 de l’hégire (c’est-à-dire 1912 du calendrier chrétien), Guénon reçoit l’initiation soufie, d’un instructeur nord-africain, le cheikh Abder-Rahman Elish el-Kebir el-Alim el-Malki el-Maghribi. En 1912 également, René Guénon adhère à la loge maçonnique Thebah, l’un des ateliers les plus traditionalistes rattachés à la Grande Loge de France. Peu après la guerre de 1914-1918, Guénon aura aussi des contacts avec L. Charbonneau-Lassay, auteur du Bestiaire du Christ et sans doute membre d’un groupe très fermé qui se réclamait d’un ésotérisme catholique. En 1925, P. Chacornac confie à Guénon la direction de la revue Le Voile d’lsis qui, complètement transformée selon les perspectives traditionalistes, deviendra en 1935 les Études traditionnelles . Le 20 février 1930, Guénon s’installe au Caire où, jusqu’à sa mort, il vivra l’existence simple et réglée d’un musulman dévot, tout en maintenant de constants rapports épistolaires avec Paris et bien des pays du monde.
J
Cher ami,<br /> Guénon qui, je rappelle encore une fois, flirta avec le fascisme français, est-il le mieux placé pour parler de la validité du christianisme exotérique, lui qui s'est converti à l'Islam, lequel nie avec force une quelconque Trinité? Il est vrai que toute sa vie est faite de contradictions. Le FF.°. Amadou a écrit dans une revue "A quand un ouvrage sur "l'erreur guénonienne"?". A propos du livre de R.G. sur "le théosophisme" (je précise que je ne suis pas théosophe mais protestant), Guénon fut bien ingrat, car c'est chez Blavatski qu'il pêcha des idées farfelues comme "le centre du monde", etc. Il le fut envers le spiritisme (je ne suis pas spirite), puisqu'il pratiqua la nécromancie dans le cadre d'une organisation neo-templière. Peut être les esprits lui en veulent-ils... Rappelons nous aussi son mépris pour la Réforme et les Lumières. Rassurez-vous j'ai lu quasiment la totalité de son oeuvre, et lorsque le soir je ne parviens pas à m'endormir, je parcours l'un ou l'autre de ses ouvrages. C'est encore le meilleur des soporifiques... Sa prétention me fatigue.
X
À M. Jacques Cécius<br /> <br /> Polémiquer n'est pas chose très facile, soit. Vous semblez néanmoins confondre "instabilité" et "universalité".<br /> <br /> Mais lesquelles seraient vos réponses lucides aux arguments expliqués par René Guénon dans ses oeuvres "L'erreur spirite" et "Le théosophisme, Histoire d'une pseudo-religion" que vous mentionnez?<br /> <br /> Et dans le contexte de la validité traditionnelle du christianisme trinitaire exotérique comme appui symbolique possible du travail initiatique FM, n'est-elle pas beaucoup plus confirmée par RG que par les "occultistes" et les "théosophistes"?
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