Blog Maçonnique - Première version

Depuis le 3 novembre 2006, la nouvelle version du Blog Maçonnique se trouve à l'adresse www.hiram.be. Vous pouvez cependant continuer à commenter ces articles.

02 juin 2006

Le Blog Maçonnique sur France Inter

L'éditeur du Blog Maçonnique, Jiri Pragman, a été interviewé pour l'émission "Blog à part" d'Alexandre Boussageon et David Abiker sur France Inter. L'émission de ce vendredi 2 juin 2006 sur "Les blogs maçonniques" peut être écoutée en ligne. Elle s'est penchée sur le Blog Maçonnique, sur les sites anti-maçons avant de faire référence au site Leo Taxil bien connu. L'article comprend aussi des liens.

Un petit correctif : il existe bien plus qu'une Loge en Principauté de Liège !

Posté par jiripragman à 14:14 - Dans la presse - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    lettre ouverte au G.M Guy Arcizet

    Domont, le 22 octobre 10

    Mon très cher frère, et ici, pour moi, cela n’est pas une simple politesse d’usage,
    Cher Guy Arcizet,
    Président, Grand Maitre du Grand Orient de France,
    Tout d’abord, mon fraternel salut pour cette élection à ce poste. Il semble que la sagesse soit venue soutenir le choix des Conseillers de L’Ordre pour ton élection. Cela semble une bonne nouvelle pour notre obédience qui en a le plus urgent besoin.
    Mais pourquoi viens –tu si tard ?
    Le dernier Convent a également voté à 18 voix d’une majorité relative, la non distinction de genre. Cette habile manœuvre, réussie, ressemble à tout sauf aux procédures tranquilles prévues par notre Constitution et notre règlement Général. Elle est de surcroît d’application immédiate, elle met à bas près de 270 ans de tradition maçonnique masculine.
    Serait-ce bien grave docteur, dans ce monde où les femmes viennent de conquérir dans les sociétés occidentales, bien des droits dont elles étaient injustement privées ? Il leurs reste à conquérir ces mêmes droits dans bien des pays encore.
    Tous les maçons du monde sont pour la mixité. Il y a encore beaucoup de luttes à mener et tous les maçons de toutes les obédiences masculines, féminines ou mixtes seront tous, tout naturellement à leur côté pour ce combat, celui de la défense des droits de chaque être humain dans le monde sans aucune exception.
    Pour prévenir et calmer l’émoi soulevé par ce nouvel état de fait et de droit, la mixité au Grand Orient, tu as invité les loges qui souhaitent travailler uniquement entre hommes à utiliser quelques subterfuges pour refuser les candidates dans le secret des votes de nos ateliers. Cette proposition ne peut pas sérieusement être envisagée. Elle ne s’inscrit pas dans une conception éthique de notre rapport aux sœurs.
    Tu sembles, après bien d’autres, penser maintenant, qu’il s’agit d’une évolution inéluctable due à nos manières plus égalitaires de vivre entre hommes et femmes dans nos sociétés. Si cela est ton analyse, tu es en désaccord avec la moitié des frères de notre obédience, ce qui est ton droit le plus légitime. Mais cette légitimité ne peut pas être installée contre un autre droit, tout aussi légitime : celui de nos frères qui le souhaitent et en ont le besoin, de travailler dans des ateliers uniquement masculins.
    Il paraît nécessaire de rappeler que ce que nous nommons le travail maçonnique, se mène en loge, uniquement en loge et nulle part ailleurs. Ce travail se fait à l’aide des symboles rituels et pensée analogique, il laisse chaque frère libre d’en faire ce qu’il peut. Il nous offre une méthodologie à disposition, pour que chacun, dans un cadre collectif en soit le bénéficiaire de façon originale, sans commissaire politique ou commissaire de course. Chaque frère essaie de travailler sur lui-même pour être « un peu moins salaud », ce qui parait un objectif ambitieux
    . Mais ce travail sur soi, dans le cadre collectif de la loge, pour ceux qui le conçoivent ainsi, nécessite de montrer ses fragilités et pourquoi pas, ses propres aspects féminins qui existent chez chaque homme. La présence de nos sœurs ne facilite certainement pas ce travail de mise à nu, « tailler sa propre pierre » devant les sœurs n’est pas aisé pour beaucoup d’entre nous. C’est même pour certains dont je fais partie, tout simplement une difficulté majeure. La présence de nos sœurs perturbe ce travail sur soi même, non pas de leur fait mais du notre.
    Le travail sur soi n’est pas chose facile et parfois, pour quelques uns de nos frères on peut s’interroger s’ils l’ont seulement commencé.
    Notre obédience s’ouvre à une mixité interne dans des conditions détestables qui seront justement contestées dans le cadre de nos procédures.
    Aurions-nous oublié que la mixité existait chez des obédiences amies, en l’occurrence le Droit Humain, dont beaucoup de nos frères des ateliers du G.O. ont apporté concours et expériences pour la création, certains ayant choisi la double appartenance ; et quid de l’obédience la GLFF avec laquelle nous avions passé des accords à ce sujet ? Nous aurions bien tort de traiter nos accords comme des chiffons de papier.
    25 000 de nos frères ont toujours choisi de travailler entre hommes. Ce droit que certains peuvent ne pas comprendre et dans lequel ils ne voulaient plus s’inscrire, n’est pas caduc pour autant. Il s’agit d’une liberté essentielle, ceux qui n’en comprennent pas les fondements sont tenus cependant de la défendre. Elle se doit d’être respectée et avoir toute la place qu’elle mérite à l’intérieur de notre Obédience.
    Les montages juridiques du monde profane organisent la coexistence de droits différents à l’intérieur d’une confédération par exemple. Ce droit essentiel pour nous, celui qui a organisé pendant près de 270 ans notre obédience, peut coexister avec d’autres droits, mais il n’a aucune raison de disparaître.
    Ce droit nous le revendiquons avec une force tranquille mais une indéfectible détermination. Il est indispensable que sa légitimité déniée depuis le dernier convent, soit rétablie à l'intérieur de notre obédience qui doit se donner très rapidement les moyens structurels pour cela.
    La politique du fait accompli, du pourrissement et du fatalisme qui se pratique trop souvent dans le monde profane n’a pas sa place en maçonnerie.
    Faute d’être entendus, reconnus dans la demande du maintien de ce droit historique par notre obédience, les 25 000 frères dont j’affirme tranquillement avoir l’honneur de faire partie, devraient aller chercher le respect de leur incontestable liberté dans une solution autre. Ce n’est ni une menace, encore moins un chantage, mais une évidence qu’il est indispensable de rappeler.
    Mon cher Guy sous le calme apparent, « notre maison est ébranlée dans ses fondements». Prends, inventes les moyens nécessaires pour que cette crise soit solutionnée au plus vite, de façon équitable ; tu seras aidé, soutenu par tous les La liberté nouvelle de recevoir des femmes au G.O.entre en conflit avec la liberté des frères de travailler dans des loges masculines, ces deux libertés se contredisent et se limitent. L’obédience maçonnique en négociant des compromis clairs avec la mise en place d’une nouvelle organisation structurée en fonction de cette coexistence, en refusant les compromissions, peut prétendre exercer là, sa finalité en reconnaissant à chaque maçon, à chaque loge, sa liberté.
    Voici, pour ta fonction un chantier de taille, il est d’une très brûlante nécessité, courage et audace ne seront pas inutiles pour mener à bien cette tache.
    Je te souhaite force, sagesse et que la beauté t’accompagne.
    Bien fraternellement
    Un vieil apprenti maçon Daniel Alonso qui formule de façon personnelle la demande de 25 000 de nos frères.

    Cette lettre étant dans son principe une lettre ouverte, fera l’objet d’une diffusion plus large dans le courant de la semaine prochaine. Il était logique et naturel que tu en sois le premier destinataire.

    Posté par osnola, 02 novembre 2010 à 17:42

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